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Machines Can See 2025 : Dubaï place la vision par ordinateur au premier plan

Les 23 et 24 avril 2025, Machines Can See réunit à Dubaï les acteurs de la vision par ordinateur. Organisé au Museum of the Future dans le cadre de la Dubai AI Week, le sommet veut rapprocher chercheurs, entreprises, investisseurs et décideurs autour d’usages concrets de l’IA.

Participants devant une démonstration de vision par ordinateur dans une salle de conférence futuriste à Dubaï
Illustration : Actu.ai

Les systèmes d’intelligence artificielle ne se contentent plus de produire du texte ou des images. Ils analysent aussi leur environnement à partir de caméras, repèrent des objets, suivent des mouvements et aident à prendre des décisions dans des contextes aussi différents que l’industrie, la sécurité, les transports ou les médias. C’est cette branche de l’IA, la vision par ordinateur, que le sommet Machines Can See 2025 entend placer au centre des discussions à Dubaï.

Prévu les 23 et 24 avril 2025 au Museum of the Future, l’événement s’inscrit dans la Dubai AI Week. Il réunira des dirigeants d’entreprises, des investisseurs, des créateurs de startups, des chercheurs et des responsables publics. L’ambition affichée est claire : faire des démonstrations technologiques un point de départ pour des collaborations et des investissements, plutôt qu’une simple vitrine de prototypes.

Un rendez-vous consacré à l’IA qui analyse les images

Machines Can See est organisé par Polynome Group, une entreprise active dans la vision par ordinateur, l’intelligence artificielle, la robotique et le design industriel. Cette édition 2025 est annoncée comme la troisième année consécutive du rendez-vous.

Le nom de l’événement résume son sujet. Pour une machine, « voir » ne signifie pas percevoir le monde comme un humain. Il s’agit de convertir une image ou un flux vidéo en données exploitables : localiser un objet, estimer une position, reconnaître une catégorie, suivre un véhicule ou détecter une anomalie. Ces opérations sont le plus souvent assurées par des modèles entraînés sur de grands volumes d’images annotées.

RepèreCe qui est annoncé
Dates23 et 24 avril 2025
LieuMuseum of the Future, à Dubaï
CadreDubai AI Week
OrganisateurPolynome Group
Sujet centralVision par ordinateur et applications de l’IA
Public viséInvestisseurs, entreprises, startups et décideurs publics

Alexander Khanin, responsable de Polynome Group, résume l’ambition du sommet en ces termes : « Nous ne façonnons pas seulement l’avenir de l’IA, nous définissons comment l’IA façonne le monde. » La formule traduit l’orientation très appliquée de la conférence : les échanges doivent porter sur la manière dont les systèmes intelligents s’intègrent à des activités économiques et à des infrastructures réelles.

Que permet concrètement la vision par ordinateur ?

La vision par ordinateur recouvre plusieurs tâches techniques. Certaines sont familières, comme le déverrouillage d’un téléphone par reconnaissance faciale ou la lecture automatique de caractères sur un document. D’autres sont utilisées dans des environnements professionnels : contrôle qualité sur une chaîne de production, comptage de personnes, analyse d’images médicales ou assistance à la conduite.

Le principe général tient en quelques étapes. Une caméra ou un capteur fournit une image. Le modèle y repère ensuite des formes et des motifs appris au cours de son entraînement. Enfin, le logiciel traduit cette analyse en information utilisable : une alerte, une mesure, une classification ou une recommandation. La performance dépend donc autant de la qualité des données et des conditions de prise de vue que de l’algorithme lui-même.

Pour les entreprises, l’intérêt est d’automatiser l’analyse de volumes d’images qu’aucune équipe humaine ne pourrait examiner en continu. Mais cette promesse ne dispense pas d’une vérification. Une image peu nette, un angle inhabituel, une luminosité insuffisante ou un jeu de données mal représentatif peuvent dégrader les résultats. Dans les usages sensibles, une erreur de détection peut avoir des conséquences concrètes.

C’est pourquoi l’expression « applications pratiques », mise en avant par l’organisation, compte autant que la sophistication des modèles. Un système de vision n’est utile que s’il est suffisamment précis, rapide, robuste et adapté au cadre légal dans lequel il est déployé.

Des démonstrations et ateliers pour passer du discours aux usages

Selon le programme présenté, chaque discussion et conférence doit être rattachée à des cas d’usage concrets de l’IA. Les participants pourront assister à des démonstrations interactives destinées à illustrer les possibilités des outils de vision et d’analyse.

L’événement prévoit également des ateliers portés par X, annoncé comme partenaire officiel de streaming. Intitulées « X and AI », ces sessions doivent aborder des solutions qui associent intelligence artificielle et technologies de diffusion. Des démonstrations de Grok, l’outil d’IA lié à X, sont aussi prévues autour de l’analyse, de l’optimisation et de la livraison de l’IA.

Ces séquences ont une double fonction. Elles permettent d’abord aux visiteurs de voir des produits et des interfaces en fonctionnement, ce qui est souvent plus parlant que des présentations théoriques. Elles donnent aussi aux entreprises la possibilité de confronter leurs besoins aux solutions proposées par les fournisseurs technologiques et les jeunes pousses présentes.

Le sommet bénéficie du soutien d’organisations telles qu'Amazon Prime Video & Studios, IBM et Dubai Police. Leur présence souligne la diversité des secteurs concernés par l’analyse automatisée de l’image : production et diffusion de contenus, informatique d’entreprise, sécurité et services publics peuvent tous recourir, à des degrés variables, à des systèmes capables d’interpréter des images.

Investissements : pourquoi Dubaï veut attirer les acteurs de l’IA

Machines Can See se présente aussi comme un espace de mise en relation économique. Les startups en recherche de financement doivent pouvoir y rencontrer des fonds d’investissement, tandis que les investisseurs et les grandes entreprises pourront identifier des technologies ou des partenaires potentiels.

Les Émirats arabes unis disposent ici d’un argument mis en avant par l’organisation : l’économie de l’IA dans le pays devrait croître de 8,4 milliards de dollars au cours des deux prochaines années. Ce chiffre dessine un marché que les organisateurs décrivent comme favorable aux investissements et à l’expansion des entreprises du secteur.

Derrière les annonces de levées de fonds ou de partenariats, la logique est celle d’un écosystème. Une startup de vision par ordinateur a besoin de données, de puissance de calcul, de clients capables d’expérimenter sa technologie et de capitaux pour passer du prototype au déploiement. Un sommet de ce type vise à réunir ces interlocuteurs au même endroit.

Pour les grands groupes, l’enjeu est différent mais complémentaire. Ils cherchent des solutions qui peuvent s’intégrer à leurs processus existants, améliorer une opération ou ouvrir un nouveau service. Les démonstrations n’ont donc pas seulement vocation à impressionner : elles servent aussi à évaluer la maturité commerciale d’une technologie.

Des responsables publics et des experts internationaux annoncés

La programmation accorde une place importante aux décideurs publics. H. E. Omar Sultan Al Olama, ministre d’État à l’intelligence artificielle des Émirats arabes unis, est annoncé parmi les participants. H. E. Hamad Obaid Al Mansoori, directeur général de Digital Dubai, doit également intervenir. Leur présence illustre l’implication des autorités émiraties dans le développement des technologies d’IA.

Le sommet prévoit aussi une session ministérielle réunissant des représentants de plusieurs gouvernements pour parler du développement de capacités informatiques nationales. Ce sujet dépasse la seule question des logiciels. Développer une IA à grande échelle suppose des infrastructures de calcul, des centres de données, des compétences techniques, un accès à l’énergie et des règles de gouvernance.

Parmi les représentants étrangers annoncés figurent Gobind Singh Deo, ministre de la Transformation numérique de Malaisie, ainsi que H. E. Zhaslan Madiyev, ministre du Développement numérique du Kazakhstan. Polynome Group indique que d’autres représentants internationaux doivent être annoncés dans les jours précédant le sommet.

Côté experts, le programme cite notamment Namik Hrle d’IBM et Michael Bronstein de DeepMind. Leur participation doit apporter une perspective technique aux échanges, aux côtés des débats plus politiques et économiques. Cette diversité d’intervenants correspond à l’ambition de Machines Can See : connecter les personnes qui développent les systèmes d’IA avec celles qui les financent, les achètent ou définissent les conditions de leur déploiement.

Les limites à ne pas perdre de vue

La capacité d’une machine à interpréter une scène ne constitue pas une compréhension parfaite du monde. Les modèles associent des motifs visuels à des catégories ou à des prédictions. Ils peuvent être très performants dans un contexte bien défini, puis commettre des erreurs lorsque les conditions changent.

Pour les organisations qui envisagent de déployer ces outils, plusieurs questions demeurent déterminantes : quelles images seront collectées ? Où seront-elles stockées ? Qui pourra y accéder ? Comment les résultats du modèle seront-ils vérifiés ? Et, surtout, qui est responsable lorsqu’une décision automatisée s’avère erronée ?

Ces interrogations concernent particulièrement les applications qui touchent à la sécurité, à la surveillance ou à l’identification des personnes. Elles s’ajoutent à des contraintes plus opérationnelles : coût des caméras et de l’informatique, qualité de la connexion, intégration aux logiciels existants et formation des équipes. Les progrès techniques ne suffisent pas, à eux seuls, à garantir une adoption pertinente.

Ce qu’il faut surveiller pendant Machines Can See 2025

Les 23 et 24 avril, l’attention portera d’abord sur les démonstrations annoncées. Elles permettront de mieux distinguer les technologies déjà prêtes à être utilisées de celles qui restent au stade de la promesse. Les cas d’usage présentés seront particulièrement révélateurs : un système de vision est plus facile à évaluer lorsqu’il répond à un problème précis, avec des conditions et des résultats mesurables.

Il faudra aussi suivre la nature des rapprochements entre investisseurs, startups et grands groupes. Les rencontres organisées autour du financement et des partenariats sont au cœur du positionnement de l’événement. Dans un secteur qui exige des moyens techniques importants, la capacité à trouver des clients et des financements reste aussi décisive que la qualité d’un modèle.

Enfin, la session réunissant responsables publics et experts internationaux devrait éclairer la façon dont différents pays envisagent leurs capacités de calcul et leur stratégie numérique. À Dubaï, Machines Can See veut ainsi montrer que la vision par ordinateur n’est plus un sujet réservé aux laboratoires : elle devient un terrain de compétition industrielle, d’investissement et de décision publique.

Questions fréquentes

Quand et où se déroule Machines Can See 2025 à Dubaï ?

Machines Can See 2025 doit se tenir les 23 et 24 avril 2025 au Museum of the Future, à Dubaï. L’événement est intégré à la Dubai AI Week et se concentre sur la vision par ordinateur, les applications de l’intelligence artificielle et les possibilités de collaboration entre entreprises, startups, investisseurs et pouvoirs publics.

Qui organise l’événement Machines Can See 2025 ?

Le sommet est organisé par Polynome Group, une entreprise spécialisée dans la vision par ordinateur, l’intelligence artificielle, la robotique et le design industriel. L’édition 2025 est annoncée comme la troisième année consécutive de Machines Can See. Amazon Prime Video & Studios, IBM et Dubai Police comptent parmi les organisations qui soutiennent l’événement.

Qu’est-ce que la vision par ordinateur en intelligence artificielle ?

La vision par ordinateur permet à un logiciel d’extraire des informations à partir d’images ou de vidéos. Elle peut servir à repérer des objets, suivre des mouvements, lire du texte ou détecter des anomalies. Ses résultats dépendent toutefois des données utilisées, de la qualité des images et des conditions réelles dans lesquelles le système est déployé.

Quels intervenants sont annoncés à Machines Can See 2025 ?

Parmi les participants annoncés figurent Omar Sultan Al Olama, Hamad Obaid Al Mansoori, Gobind Singh Deo et Zhaslan Madiyev. Le programme mentionne aussi Namik Hrle d’IBM et Michael Bronstein de DeepMind. Une session ministérielle doit réunir des représentants de plusieurs gouvernements sur le développement de capacités informatiques nationales.

Que pourront faire les participants à Machines Can See 2025 ?

Les participants pourront assister à des conférences, des démonstrations interactives et des ateliers liés à l’IA. Des sessions « X and AI » sont notamment prévues avec X, ainsi que des démonstrations autour de Grok. Le sommet est également conçu pour faciliter les échanges entre fonds d’investissement, entreprises technologiques et startups en recherche de financement.

Sources

Références consultées pour la rédaction de cet article. Les adresses sont indiquées à titre informatif et ne sont pas des liens.

  1. Machines Can See, site officiel de l’événementmachinescansee.com
  2. Dubai AI Week, site officieldubaiaiweek.com
  3. Polynome Group, site officiel de l’organisateurpolynome.ai