Claude Code, Gemini CLI et Codex CLI : quel agent choisir pour développer ?
Les agents de code promettent de déléguer une partie du développement depuis le terminal. Au 2 juillet 2025, Claude Code, Gemini CLI et Codex CLI se distinguent surtout par leur fenêtre de contexte, leur modèle économique, leur multimodalité et leur niveau de contrôle.

Un agent de code ne se contente plus de compléter une ligne dans un éditeur. Installé dans le terminal, il peut examiner un projet, proposer un plan, modifier plusieurs fichiers, lancer des tests et tenter de corriger les erreurs rencontrées. Cette évolution change la manière de travailler des développeurs, mais elle rend aussi le choix de l’outil plus délicat : l’assistant le plus spectaculaire n’est pas forcément le plus pertinent selon la taille du projet, le budget ou les règles de sécurité de l’équipe.
Au 2 juillet 2025, trois noms s’imposent dans cette nouvelle génération d’outils : Claude Code, Gemini CLI et Codex CLI. Les trois visent à automatiser des tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée, tout en laissant au développeur la responsabilité de relire et valider le résultat. Leur promesse commune est claire. Leurs compromis le sont beaucoup moins.
Trois agents de code, une même logique de travail
CLI signifie command line interface, ou interface en ligne de commande. Concrètement, le développeur échange avec l’agent dans un terminal, au plus près des fichiers et des commandes du projet. L’outil reçoit une consigne en langage naturel, par exemple « analyse cette erreur de test », « refactorise ce module » ou « ajoute une couverture de tests », puis il examine le contexte qui lui est accessible et propose ou exécute des actions.
Claude Code, Gemini CLI et Codex CLI partagent un socle fonctionnel solide. Tous trois savent générer du code, modifier du code existant, aider à la refactorisation, assister le débogage et contribuer à la rédaction ou à la maintenance de tests unitaires. L’intégration avec Git, le système de gestion de versions devenu central dans le développement logiciel, fait également partie des usages communs, tout comme l’aide à la planification d’un projet.
Il faut toutefois distinguer une suggestion d’une action réellement appliquée au dépôt. Un agent peut préparer une modification convaincante sans pour autant comprendre toutes les contraintes métier, les conventions d’une équipe ou les dépendances cachées d’une application. Son intérêt est donc souvent maximal lorsqu’il accélère l’exploration, la rédaction de tâches mécaniques et les premières itérations, avec une revue humaine avant la mise en production.
Fonctionnalités : Gemini CLI mise sur la polyvalence
La principale différence fonctionnelle mise en avant par cette comparaison concerne la multimodalité de Gemini CLI. Là où les trois assistants couvrent les opérations classiques sur le code, Gemini CLI prend aussi en charge les documents PDF, l’interprétation de captures d’écran et de diagrammes, ainsi que la génération d’images. Ces capacités peuvent être utiles lorsqu’un développeur part d’une maquette, d’un schéma d’architecture ou d’une documentation technique plutôt que d’un simple fichier texte.
Claude Code se concentre davantage sur la conduite de tâches de développement et l’orchestration de workflows. Codex CLI se distingue, lui, par des modes d’autonomie configurables : l’utilisateur peut choisir le degré d’intervention automatique qu’il souhaite accorder à l’agent. Cette possibilité répond à une question très concrète : faut-il demander une proposition à relire, autoriser des modifications de fichiers ou aller jusqu’à laisser l’outil enchaîner certaines étapes ?
| Fonction ou caractéristique | Claude Code | Gemini CLI | Codex CLI |
|---|---|---|---|
| Génération, modification et refactorisation de code | Oui | Oui | Oui |
| Aide au débogage et aux tests unitaires | Oui | Oui | Oui |
| Intégration Git et aide à la planification | Oui | Oui | Oui |
| Prise en charge de PDF et de diagrammes | Non signalée | Oui | Non signalée |
| Génération d’images | Non signalée | Oui | Non signalée |
| Sandboxing de l’agent | Non signalé | Oui | Oui |
| Modes d’autonomie configurables | Non signalés | Non signalés | Oui |
| Support natif de Windows | Non, WSL requis | Oui | Oui |
Pour les utilisateurs de Windows, une précision mérite d’être connue. Claude Code nécessite WSL, le Sous-système Windows pour Linux. Cette couche permet d’exécuter un environnement Linux depuis Windows, mais ajoute une étape de configuration. Gemini CLI et Codex CLI sont présentés comme plus directement accessibles sur les différentes plateformes.
Pourquoi la fenêtre de contexte compte autant
Le mot token désigne une unité de texte traitée par un modèle d’IA. Il ne correspond pas exactement à un mot : un mot peut être découpé en plusieurs tokens, et la ponctuation ou le code comptent aussi. La fenêtre de contexte correspond à la quantité maximale d’informations que le modèle peut prendre en compte dans une même interaction.
C’est un critère particulièrement important pour les dépôts volumineux. Pour corriger une anomalie dans une application complexe, l’agent doit parfois relier un message d’erreur à plusieurs fichiers, comprendre une interface, une base de données, des tests et une documentation interne. Une fenêtre plus large réduit la nécessité de fractionner l’analyse ou de répéter des explications.
Dans ce comparatif, Gemini 2.5 Pro, le modèle utilisé par Gemini CLI, affiche une capacité de 1 million de tokens. Claude 4 Opus, moteur de Claude Code, peut traiter 200 000 tokens. Codex-mini, associé à Codex CLI, est donné pour 192 000 tokens. L’écart est substantiel, même si une fenêtre très large ne dispense pas de sélectionner soigneusement les fichiers pertinents : donner trop d’informations non pertinentes à un agent peut aussi compliquer son travail.
Deux manières de prioriser son agent de code
Lire un maximum de contexte
- Gemini CLI offre une fenêtre de contexte de 1 million de tokens.
- Il prend en charge les PDF, les captures d’écran et les diagrammes.
- Son accès est gratuit dans la limite de 60 requêtes par minute et 1 000 par jour.
- Il convient particulièrement à l’exploration de vastes bases de code.
Piloter un workflow avec contrôle
- Claude Code est orienté vers le débogage et l’orchestration de tâches complexes.
- Codex CLI permet de configurer le niveau d’autonomie de l’agent.
- Claude Code traite 200 000 tokens, Codex CLI 192 000 tokens.
- Gemini CLI et Codex CLI ajoutent un mécanisme de sandboxing.
Sandboxing et autonomie : deux questions de sécurité différentes
Le sandboxing, ou exécution isolée, vise à limiter l’environnement dans lequel agit un programme. Appliqué à un agent de code, il peut réduire les conséquences d’une commande risquée en séparant l’outil du reste du système ou de certaines ressources sensibles. Gemini CLI et Codex CLI proposent cette isolation selon les caractéristiques comparées, contrairement à Claude Code.
Cette différence ne transforme pas automatiquement un outil en solution de sécurité complète. Une isolation dépend de sa configuration, des accès réseau autorisés, des secrets présents dans l’environnement et des permissions accordées à l’agent. Dans un projet professionnel, il reste prudent de ne pas lui confier sans contrôle des identifiants de production, des clés d’accès ou la possibilité de publier directement du code.
Le niveau d’autonomie mérite la même attention. Codex CLI permet de le régler, ce qui intéressera les développeurs souhaitant adapter l’outil à leur façon de travailler. Un mode prudent peut privilégier les explications et les propositions de correctifs. Un mode plus autonome peut accélérer un chantier, mais impose d’autant plus une relecture des fichiers modifiés, du diff Git et des résultats de tests.
Tarifs : gratuité, abonnement ou paiement à l’usage
Les trois outils reposent sur des approches tarifaires nettement différentes. Gemini CLI est présenté comme entièrement gratuit, avec un quota de 60 requêtes par minute et de 1 000 requêtes par jour. Pour un développeur individuel, un étudiant ou une petite équipe qui expérimente, cette accessibilité est un avantage décisif. Le quota fixe toutefois une limite : un usage intensif, notamment sur de nombreux projets, doit rester compatible avec ce plafond quotidien.
Claude Code repose sur l’abonnement. La formule Claude Pro coûte 20 dollars par mois, tandis que deux niveaux Max sont proposés à 100 dollars et 200 dollars par mois. La formule la plus élevée permet un usage quasi illimité, mais son coût peut peser dans le budget d’une entreprise ou d’un indépendant. L’intérêt de ce modèle est de rendre la dépense plus prévisible pour une personne qui utilise l’agent très régulièrement.
Codex CLI adopte, dans cette comparaison, une facturation à la consommation : 1,50 dollar par million de tokens en entrée et 6 dollars par million de tokens en sortie avec Codex-mini. Les tokens en entrée correspondent aux informations fournies au modèle, comme la demande, l’historique et les fichiers analysés. Les tokens en sortie représentent sa réponse, son raisonnement produit dans l’échange et le code généré. Cette formule peut convenir à un usage ponctuel ou très maîtrisé, mais son coût est susceptible de croître rapidement lorsque les conversations sont longues et les projets volumineux.
| Agent | Modèle économique présenté | Donnée tarifaire ou quota clé | Profil concerné |
|---|---|---|---|
| Claude Code | Abonnement | 20, 100 ou 200 dollars par mois | Usage régulier et workflows complexes |
| Gemini CLI | Gratuit avec quotas | 60 requêtes par minute, 1 000 par jour | Expérimentation et grandes bases de code |
| Codex CLI | Paiement à l’usage | 1,50 dollar en entrée, 6 dollars en sortie par million de tokens | Usage flexible avec suivi des dépenses |
Quel agent choisir selon son projet ?
Le meilleur choix dépend moins d’un classement absolu que de la contrainte la plus forte du projet. Pour une très grande base de code, Gemini CLI apparaît comme l’option la plus évidente dans ce comparatif. Sa fenêtre de 1 million de tokens et sa gratuité annoncée lui donnent un avantage pour analyser de nombreux fichiers, travailler à partir de PDF ou interpréter une capture d’écran liée à un bug ou à une interface.
Claude Code est particulièrement adapté aux équipes qui privilégient la fiabilité opérationnelle, l’autonomie sur des tâches complexes et l’orchestration d’un workflow de développement. Sa limite de 200 000 tokens est plus basse que celle de Gemini CLI, mais elle reste conséquente pour de nombreux projets. Il peut être pertinent lorsqu’un développeur cherche avant tout un agent capable de l’accompagner dans le débogage, l’édition de code et l’enchaînement méthodique d’étapes de travail.
Codex CLI offre un compromis technique intéressant. Sa fenêtre de contexte de 192 000 tokens se rapproche de celle de Claude Code, et ses modes d’autonomie configurables laissent davantage de contrôle à l’utilisateur. Son principal point de vigilance est budgétaire : la facturation au volume de tokens exige de suivre la consommation, surtout si l’agent reçoit de gros contextes ou génère beaucoup de code. Cette flexibilité peut néanmoins séduire les développeurs qui souhaitent ajuster finement l’usage et les modèles à leurs besoins.
Que disent réellement les performances des modèles ?
Les modèles qui animent ces outils n’ont pas le même positionnement. Claude 4 Opus est présenté comme particulièrement performant en software engineering, c’est-à-dire dans les tâches d’ingénierie logicielle qui demandent de comprendre, modifier et organiser un projet. Gemini 2.5 Pro se distingue dans la génération de code et par son contexte très étendu. Codex-mini est décrit comme équilibré sur les différents critères, avec des scores solides dans les évaluations évoquées.
Ces indications sont utiles, mais elles ne remplacent pas un essai sur le code réel d’une équipe. Les benchmarks mesurent des scénarios précis. Un projet professionnel comporte aussi des conventions de nommage, des dépendances anciennes, des exigences de sécurité, des règles métier et des tests parfois incomplets. Un agent peut réussir brillamment un exercice standardisé et se montrer moins pertinent dans un dépôt mal documenté.
La bonne méthode consiste à comparer les trois outils sur quelques tâches représentatives : comprendre un bug réel, préparer une petite évolution, proposer des tests et expliquer clairement ses modifications. Il faut ensuite évaluer le temps gagné, la qualité du diff, le nombre d’erreurs introduites, la consommation éventuelle et le niveau de supervision nécessaire.
Ce qu’il faut surveiller avant d’adopter un agent de code
L’arrivée de Claude Code, Gemini CLI et Codex CLI marque un déplacement important : l’IA quitte l’assistant de complétion isolé pour intervenir dans un environnement de développement plus complet. La question n’est donc plus seulement « écrit-il du bon code ? », mais aussi « que peut-il lire, modifier et exécuter ? ».
Avant un déploiement dans une équipe, il convient de définir des règles simples : quels dépôts peuvent être analysés, quelles données ne doivent jamais être envoyées à l’outil, quelles commandes nécessitent une validation et qui relit les changements proposés. Il est également utile de surveiller l’évolution des quotas gratuits, des prix par token et des capacités des modèles, car ces paramètres déterminent directement la pertinence économique de chaque agent.
À cette date, Gemini CLI se distingue par son contexte et sa gratuité, Claude Code par son orientation vers les workflows complexes, et Codex CLI par son contrôle d’autonomie et sa logique de consommation. Trois approches qui répondent à des besoins différents, mais qui imposent toutes de conserver une règle fondamentale : l’agent accélère le développeur, il ne remplace ni sa compréhension du projet ni sa responsabilité sur le code livré.
Questions fréquentes
Quel agent de code est le moins cher entre Claude Code, Gemini CLI et Codex CLI ?
Dans la comparaison arrêtée au 2 juillet 2025, Gemini CLI est gratuit, avec une limite de 60 requêtes par minute et 1 000 requêtes par jour. Claude Code fonctionne par abonnement, à partir de 20 dollars mensuels. Codex CLI est facturé à la consommation, ce qui peut être économique ponctuellement mais devenir coûteux lors d’un usage intensif.
Pourquoi Gemini CLI a-t-il une fenêtre de contexte de 1 million de tokens ?
La fenêtre de contexte de Gemini CLI permet au modèle Gemini 2.5 Pro de prendre en compte jusqu’à 1 million de tokens dans une interaction. C’est un atout pour examiner une base de code étendue, des documents ou de nombreux fichiers liés. Cette capacité ne garantit pas seule un meilleur résultat : la sélection d’un contexte pertinent reste déterminante.
Claude Code fonctionne-t-il sur Windows ?
Claude Code n’est pas présenté comme nativement pris en charge sur Windows et nécessite WSL, le Sous-système Windows pour Linux. Cette solution permet d’utiliser un environnement Linux depuis Windows, mais demande une configuration supplémentaire. Gemini CLI et Codex CLI sont indiqués comme plus directement accessibles sur différentes plateformes.
Le sandboxing rend-il un agent de code totalement sûr ?
Non. Le sandboxing isole l’environnement d’exécution de l’agent et peut limiter les effets d’une commande indésirable, mais il ne remplace pas les règles de sécurité. Il faut encore contrôler les accès aux dépôts, aux secrets, au réseau et aux environnements de production. Gemini CLI et Codex CLI proposent cette isolation dans le comparatif.
Quel outil choisir pour déboguer un projet complexe ?
Claude Code est présenté comme un choix solide pour les tâches complexes de software engineering, le débogage et l’orchestration de workflows. Gemini CLI peut être préférable si l’analyse exige un très grand volume de fichiers grâce à son contexte de 1 million de tokens. Le meilleur test consiste à les essayer sur un bug représentatif du projet.
Sources
Références consultées pour la rédaction de cet article. Les adresses sont indiquées à titre informatif et ne sont pas des liens.
- Documentation officielle de Claude Code, Anthropicdocs.anthropic.com/en/docs/claude-code/overview
- Dépôt officiel de Gemini CLI, Googlegithub.com/google-gemini/gemini-cli
- Dépôt officiel de Codex CLI, OpenAIgithub.com/openai/codex
- Tarification de l’API OpenAIopenai.com/api/pricing



