Se former à l’IA : les outils essentiels pour les métiers du digital
ChatGPT, Claude, Perplexity et les plateformes no-code peuvent faire gagner du temps aux professionnels du digital, à condition de savoir leur confier les bonnes tâches. Tour d’horizon des compétences à acquérir, des formations mises en avant par Elephorm et des réflexes indispensables pour garder le contrôle.

L’intelligence artificielle ne se résume plus à une technologie réservée aux équipes techniques. Pour un responsable marketing, un rédacteur web, un chef de projet, un indépendant ou un créatif, elle peut désormais devenir un outil de travail quotidien : pour résumer un document, préparer un premier jet de texte, organiser une veille, produire une maquette ou relier des services entre eux. Mais l’accès à ces outils ne garantit ni des résultats pertinents ni un réel gain de temps. La différence se joue dans la méthode.
Se former à l’IA ne signifie pas devenir développeur ou spécialiste des modèles de langage. Il s’agit d’abord de comprendre quel outil utiliser selon la tâche, d’apprendre à lui donner un contexte fiable, puis de relire et d’assumer le résultat final. Cette compétence devient particulièrement importante dans les métiers du digital, où la production de contenus, l’analyse d’informations et la coordination de multiples logiciels font partie du quotidien.
Les outils d’IA s’installent dans le travail quotidien
L’adoption de l’IA dans les entreprises progresse, sans pour autant effacer les méthodes de travail traditionnelles. Selon une étude de l’Observatoire de l’Apec, 35 % des cadres utilisent des outils d’intelligence artificielle au moins une fois par semaine. Ce chiffre témoigne d’une présence désormais concrète dans les pratiques professionnelles : l’IA est utilisée pour accélérer certaines étapes, pas pour remplacer mécaniquement l’ensemble d’un métier.
Le gain potentiel vient surtout des tâches répétitives ou très structurées. Par exemple, un professionnel peut demander à un assistant de proposer le plan d’un article, de reformuler un courriel, de classer des notes, d’extraire les points saillants d’un document ou de suggérer plusieurs variantes d’un message. Il conserve toutefois la responsabilité du cadrage, de la validation des faits et de la décision finale.
Pour en tirer un bénéfice durable, la formation doit donc associer pratique des outils et esprit critique. Cela suppose notamment de savoir distinguer un brouillon d’un livrable publiable, une piste de recherche d’une source vérifiée, ou une automatisation utile d’un processus mal paramétré.
Comment choisir l’outil adapté à chaque besoin ?
Les services regroupés sous l’étiquette « IA » ne poursuivent pas tous le même objectif. Certains sont conçus pour dialoguer et rédiger, d’autres pour rechercher des informations, générer des images ou construire des automatisations. Les comparer par leur usage concret aide à éviter deux écueils : multiplier les abonnements sans nécessité, ou confier une tâche à un outil inadapté.
| Outil ou famille d’outils | Usage professionnel principal | Compétence à développer | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| ChatGPT | Rédaction, idéation, reformulation, préparation de scripts | Écrire des consignes précises et itérer | Vérifier les faits et le ton final |
| Claude | Traitement de documents, assistance à la rédaction de scripts et de rapports | Structurer une demande et contrôler le résultat | Ne pas partager de données confidentielles sans autorisation |
| Perplexity | Recherche et veille informationnelle | Formuler une question ciblée et examiner les références | Recouper les informations importantes |
| Midjourney, Runway, Kling, Suno | Création d’images, de vidéos et de musiques | Décrire précisément l’intention créative | Respecter les droits et les règles de marque |
| Make, Zapier, Bubble, Webflow | Automatisation de tâches et création de produits sans code | Cartographier un processus avant de le construire | Tester les scénarios et les accès aux données |
La meilleure porte d’entrée est souvent un problème concret. Plutôt que de chercher à « apprendre l’IA » de manière abstraite, un professionnel peut identifier une tâche qui revient chaque semaine : préparer une synthèse de veille, décliner une campagne, transmettre des informations d’un formulaire vers un tableau de suivi ou créer une première maquette de page. La formation prend alors un sens immédiatement opérationnel.
ChatGPT, un assistant pour produire et améliorer des contenus
Développé par OpenAI, ChatGPT est devenu l’un des outils les plus visibles pour la génération de texte. Il peut aider à produire des contenus de formats variés, qu’il s’agisse d’ébauches d’articles, de publications pour les réseaux sociaux, de courriels, de descriptions de produits ou de propositions de campagnes publicitaires.
Son intérêt pour les professionnels du digital tient moins à une production automatique qu’à sa capacité à accélérer les premières étapes. Pour un contenu web, il peut par exemple aider à dégager des angles, établir une structure, proposer un champ lexical ou reformuler un passage selon un public donné. Dans une démarche de référencement naturel, il peut également contribuer à organiser un plan autour d’un sujet et à décliner des contenus pour différents canaux.
Un bon résultat dépend fortement de la consigne, souvent appelée « prompt ». Une demande utile précise au minimum :
- le rôle attendu, par exemple rédacteur web ou assistant de synthèse ;
- l’objectif du document ;
- le public visé ;
- les informations que le texte doit impérativement conserver ;
- le format, la longueur et le ton souhaités ;
- les éléments à ne pas inventer.
Il est préférable de travailler en plusieurs étapes. On peut demander un plan, le corriger, fournir ensuite les éléments vérifiés, puis solliciter une version rédigée. Cette méthode limite le risque de publier un contenu générique ou imprécis.
Elephorm propose plusieurs formations consacrées à ChatGPT. L’une porte sur les fondamentaux de la création de prompts efficaces. Une autre s’intéresse à la rédaction web optimisée avec l’assistant, en intégrant notamment l’outil YourText.Guru pour le travail sur les mots-clés. Les programmes annoncés s’appuient sur des projets pratiques et des études de cas.
Claude, un appui pour les documents et les tâches répétitives
Développé par Anthropic, Claude est un autre assistant conversationnel qui trouve sa place dans les flux de travail des professionnels. Il peut être mobilisé pour structurer des documents, préparer des rapports ou assister la création de scripts destinés à automatiser des opérations récurrentes.
L’enjeu est ici de repérer les tâches dont la logique est stable. Le traitement régulier de fichiers, la mise en forme d’informations ou la préparation d’un compte rendu peuvent être simplifiés lorsqu’un processus est clairement défini. Une automatisation bien conçue réduit le temps consacré aux manipulations manuelles et peut limiter certaines erreurs de copie ou de classement.
Il faut néanmoins éviter de confondre automatisation et abandon du contrôle. Avant d’intégrer un assistant dans un processus, il convient de définir les données d’entrée, la forme du résultat attendu, les personnes habilitées à y accéder et le contrôle à effectuer avant diffusion. Dans les environnements professionnels, les informations commerciales, contractuelles, personnelles ou stratégiques ne doivent pas être importées dans un service externe sans respecter les règles de l’organisation.
Perplexity pour transformer la veille en recherche structurée
La recherche d’informations est l’une des activités les plus chronophages dans les métiers du digital. Perplexity AI se positionne comme une plateforme de recherche capable de fournir des réponses directes et contextualisées, en alternative aux moteurs de recherche classiques. Son intérêt réside dans la possibilité de partir d’une question précise plutôt que d’une longue liste de résultats.
Pour une veille efficace, l’objectif ne devrait pas être d’accumuler des liens ou des résumés. Il consiste à formuler une problématique utile : quels changements affectent un secteur, quels arguments reviennent dans les publications récentes, quels éléments doivent être vérifiés avant une décision ? Une bonne requête précise le sujet, la période, le périmètre géographique ou le type de document recherché.
Les réponses générées doivent rester un point de départ. Il est essentiel d’ouvrir et de lire les documents d’origine lorsque l’information a une conséquence éditoriale, commerciale ou juridique. Cette vérification permet de contrôler le contexte, la date, l’auteur et la portée réelle d’un chiffre ou d’une déclaration.
Elephorm a conçu une formation dédiée à Perplexity AI pour automatiser la veille informationnelle. Le programme vise notamment à aider les utilisateurs à centraliser les informations et à réduire la surcharge liée aux résultats peu pertinents.
Images, vidéos et musique : ce que les IA créatives changent
Les usages de l’IA ne concernent pas uniquement le texte. Dans la création visuelle, Midjourney V7 offre aux graphistes et directeurs artistiques un moyen de générer des pistes pour des affiches, des logos ou d’autres visuels. L’enjeu n’est pas seulement de décrire une image : il faut apprendre à exprimer une intention, à préciser la composition souhaitée et à sélectionner les résultats cohérents avec une identité de marque.
Côté vidéo, Runway ML et Kling AI se distinguent par leur capacité à transformer des contenus statiques en séquences animées réalistes. Suno AI, de son côté, permet de créer des morceaux de musique originaux à partir d’une description. Ces outils ouvrent des possibilités de prototypage rapide pour une présentation, une campagne ou une maquette audiovisuelle.
Ils ne dispensent pas pour autant d’une direction créative. Il faut contrôler la cohérence du rendu, les éventuels défauts visuels, la conformité avec la demande initiale et les conditions d’utilisation. Pour un usage professionnel, la question des droits, de l’identité de marque et de la validation humaine demeure centrale.
Le no-code, pour automatiser et tester des idées sans programmer
L’IA devient particulièrement puissante lorsqu’elle est reliée aux outils déjà utilisés par une équipe. C’est le rôle des plateformes d’automatisation comme Make et Zapier. Elles permettent de connecter des applications et de définir des scénarios : recevoir une information, la transformer, la transmettre vers un autre service, créer une alerte ou alimenter un tableau de suivi.
La formation « Automation No-Code & Workflow IA » proposée par Elephorm est consacrée à cette logique d’intégration. Les compétences associées permettent de centraliser des données, de déclencher des alertes et d’alléger la charge des tâches répétitives. L’étape la plus importante consiste à dessiner le flux avant de construire : quel événement déclenche l’action, quelles informations sont nécessaires, où doivent-elles être envoyées et que se passe-t-il en cas d’erreur ?
Le no-code concerne aussi la création de produits. Avec des plateformes telles que Bubble et Webflow, il devient possible de concevoir une application web, mobile ou une interface de présentation sans écrire le code d’une application de manière traditionnelle. Le programme « Product Builder IA & No-Code » d’Elephorm s’adresse aux professionnels qui souhaitent matérialiser rapidement une idée et en tester la pertinence.
Cette approche est utile pour valider un projet avant d’engager un développement plus lourd. Elle ne supprime pas les questions de sécurité, de maintenance ou de performance lorsqu’un produit prend de l’ampleur, mais elle peut accélérer la phase de maquette et de retour utilisateur.
Apprendre par cas d’usage plutôt que collectionner les outils
Face à la rapidité des évolutions, le risque est de passer d’un outil à l’autre sans véritable maîtrise. Une formation efficace privilégie les exercices reliés à un métier et la répétition de gestes utiles : rédiger une consigne, comparer deux versions, vérifier une réponse, corriger un scénario automatisé ou tester un prototype.
Elephorm propose des formations vidéo à la demande, accessibles à différents niveaux. La plateforme indique que les contenus sont conçus par des experts et régulièrement actualisés pour suivre les évolutions technologiques. Son abonnement donne accès à l’ensemble des contenus, avec la possibilité de suivre les cours à son rythme, 24 h/24 et 7 j/7.
Avant de choisir un parcours, il est utile de se poser trois questions simples : quelle tâche souhaite-t-on améliorer, quel résultat mesurable attend-on et quelles données peut-on réellement utiliser ? Cette préparation aide à sélectionner une formation pertinente, mais aussi à évaluer concrètement ce que l’outil apporte au quotidien.
Ce qu’il faut surveiller avant d’intégrer l’IA à son travail
En juin 2025, se former à l’IA est moins une affaire de course aux nouveautés qu’une question d’autonomie professionnelle. Les compétences qui compteront durablement sont la capacité à formuler un besoin, évaluer une réponse, protéger les données et intégrer un outil à un processus existant sans dégrader la qualité.
Les professionnels du digital ont intérêt à mesurer leurs progrès avec des indicateurs simples : temps gagné sur une tâche, nombre de corrections nécessaires, qualité des informations collectées ou capacité à lancer plus rapidement une première version de projet. Si ces indicateurs ne s’améliorent pas, il faut ajuster le processus plutôt que multiplier les outils.
Enfin, l’IA doit rester au service d’un travail identifiable et responsable. Un contenu destiné à être publié exige une vérification éditoriale. Une automatisation qui manipule des données demande des droits d’accès clairs. Une création visuelle ou sonore nécessite une validation conforme au cadre de la marque. La formation la plus utile est donc celle qui apprend à exploiter la vitesse des machines sans renoncer au jugement humain.
Questions fréquentes
Comment se former à ChatGPT quand on travaille dans le digital ?
Commencez par un cas d’usage concret, comme préparer un plan d’article, décliner une publication ou reformuler un courriel. Apprenez ensuite à préciser le contexte, le public, le format et les informations à conserver dans vos demandes. Les formations Elephorm consacrées aux prompts et à la rédaction web proposent des exercices et études de cas pour pratiquer cette méthode.
Quelle différence entre ChatGPT, Claude et Perplexity ?
ChatGPT est principalement utilisé pour dialoguer, rédiger, reformuler et préparer des contenus. Claude peut assister le traitement de documents, les rapports et la création de scripts pour des tâches répétitives. Perplexity est davantage orienté vers la recherche et la veille, avec des réponses contextualisées. Dans tous les cas, les informations importantes doivent être vérifiées à leur source.
Peut-on automatiser ses tâches avec l’IA sans savoir coder ?
Oui, des plateformes no-code comme Make et Zapier permettent de relier des outils et d’exécuter des scénarios sans programmation traditionnelle. Elles peuvent notamment centraliser des données ou déclencher des alertes. Il faut néanmoins comprendre le processus à automatiser, définir les accès aux données et tester soigneusement chaque étape avant de l’utiliser dans un cadre professionnel.
Faut-il avoir des compétences techniques pour créer une application no-code ?
Non, les plateformes comme Bubble et Webflow sont pensées pour permettre la création de sites, d’interfaces et de prototypes sans écrire le code d’une application de manière traditionnelle. Une approche structurée reste nécessaire : définir le besoin, organiser les parcours utilisateurs et tester la solution. Les questions de sécurité, de maintenance et de performance demeurent importantes pour un projet qui grandit.
Quels réflexes garder avant d’utiliser une IA au travail ?
Ne transmettez pas de données confidentielles sans respecter les règles de votre organisation. Donnez à l’outil un contexte précis, puis relisez systématiquement le résultat. Vérifiez les faits, les chiffres et les sources avant toute diffusion. Pour une automatisation, contrôlez les données d’entrée, les destinataires, les droits d’accès et le comportement du scénario en cas d’erreur.
Sources
Références consultées pour la rédaction de cet article. Les adresses sont indiquées à titre informatif et ne sont pas des liens.
- Apec, études et observatoire sur l’emploi des cadreswww.apec.fr
- Elephorm, plateforme de formations vidéowww.elephorm.com
- OpenAI, présentation de ChatGPTopenai.com/chatgpt/overview
- Anthropic, présentation de Claudewww.anthropic.com/claude
- Perplexity, moteur de recherche assisté par IAwww.perplexity.ai



