Figma Make ouvre son assistant de code IA gratuit, mais avec des limites
Accessible à tous les utilisateurs de Figma au 27 juillet 2025, Figma Make transforme des consignes textuelles ou des images en prototypes et applications web. L’outil s’appuie sur Claude 3.7 Sonnet pour rapprocher design et code. Mais l’accès gratuit reste encadré : la publication exige un abonnement Full Seat.

Décrire une idée d’application en langage courant, voir apparaître une interface, puis demander des ajustements sans ouvrir un éditeur de code : c’est la promesse de Figma Make, la fonctionnalité d’intelligence artificielle désormais ouverte à l’ensemble des utilisateurs de Figma au 27 juillet 2025. Longtemps réservée à une phase bêta et aux abonnés Full Seat, elle rend plus accessible une étape qui séparait souvent les équipes de design et de développement : le passage de la maquette au prototype interactif.
Cette ouverture ne signifie toutefois pas que toutes les possibilités sont gratuites sans condition. Figma Make peut être essayé par les utilisateurs des formules les plus courantes, mais la publication des réalisations reste liée à l’abonnement Full Seat. Il faut donc distinguer l’accès à l’outil, utile pour explorer une idée, de la possibilité de diffuser ou d’exporter le résultat.
Figma Make, qu’est-ce que c’est exactement ?
Figma Make est un assistant de codage alimenté par l’IA intégré à l’environnement de conception Figma. Son objectif est de permettre à une personne de transformer une intention formulée avec des mots en un prototype ou en une application web, sans devoir maîtriser la programmation.
L’utilisateur peut partir d’une requête textuelle, par exemple la description d’une page, d’un écran mobile ou d’un service en ligne. Il peut aussi fournir des images comme point de départ. L’assistant génère alors une proposition visuelle et fonctionnelle qui peut être retravaillée au fil des demandes. Si le premier résultat ne correspond pas à l’idée initiale, il est possible de dialoguer avec l’outil pour modifier un élément précis, affiner une présentation ou revoir une partie de l’expérience.
Cette fonctionnalité repose sur Claude 3.7 Sonnet, le modèle d’Anthropic. Dans ce contexte, l’IA interprète les consignes de l’utilisateur pour produire les éléments nécessaires au projet. Figma Make cherche ainsi à réduire la distance entre deux univers souvent successifs : celui de la conception visuelle, où l’on imagine l’interface, et celui du développement, où l’on la rend utilisable.
Comment créer un prototype avec une simple description ?
Le principe de Figma Make repose sur une interaction en langage naturel. Au lieu de commencer par placer manuellement chaque composant ou de rédiger des lignes de code, l’utilisateur explique ce qu’il souhaite obtenir. L’IA génère une première version qui sert de base de travail.
Le processus peut se résumer en plusieurs étapes :
- Décrire le projet ou importer une image qui servira de référence.
- Laisser Figma Make produire un premier design, un prototype ou une application web.
- Examiner le résultat dans l’environnement Figma.
- Demander des corrections ou des variations par écrit.
- Ajuster les éléments afin de rapprocher le projet de la vision recherchée.
L’intérêt est moins de remplacer toute réflexion de conception que d’accélérer le démarrage. Une équipe peut notamment obtenir plus rapidement un support tangible pour discuter d’un parcours utilisateur, tester une idée d’interface ou recueillir des retours. Pour une personne non technique, le fait de pouvoir formuler une demande avec ses propres mots abaisse également la barrière d’entrée.
La conversation avec l’assistant joue un rôle central. Une première génération n’est pas censée être définitive : elle peut être corrigée par itérations. L’utilisateur peut signaler qu’un élément ne convient pas, demander une autre organisation ou préciser son intention. Cette logique rapproche la création d’un échange avec un assistant, tout en conservant l’éditeur Figma comme espace de contrôle visuel.
Gratuit, oui, mais quelles sont les restrictions de Figma Make ?
Figma a étendu l’accès à Figma Make, auparavant proposé en bêta aux abonnés Full Seat, à tous les utilisateurs. La gratuité doit néanmoins être comprise comme la possibilité d’utiliser l’outil dans un cadre limité, et non comme un accès identique à celui d’un abonnement complet.
Les utilisateurs disposant des niveaux View, Collab, Dev et Starter peuvent créer et tester avec Figma Make dans leurs brouillons personnels. En revanche, ils ne disposent pas de l’option d’exportation. Pour publier les créations produites avec l’assistant, Figma impose un abonnement Full Seat.
| Type d’accès Figma | Utilisation de Figma Make | Limite principale évoquée |
|---|---|---|
| View, Collab, Dev et Starter | Oui, dans les brouillons personnels | Pas d’exportation ni de publication des créations |
| Full Seat | Oui | Permet la publication des créations |
Cette différence est importante pour évaluer l’outil. Un accès de base peut suffire à découvrir Figma Make, générer des essais et vérifier si l’approche convient à un projet. En revanche, une équipe qui souhaite mettre un résultat en ligne ou publier son travail devra prendre en compte la formule d’abonnement requise.
Figma Make peut-il servir à créer une application prête à déployer ?
Figma Make porte une promesse ambitieuse : faire passer une idée à une application web prête à déployer, sans que l’utilisateur ait besoin de coder lui-même. La fonctionnalité peut aussi être utilisée pour élaborer des applications mobiles ou des sites internet fidèles à l’intention de départ.
Il convient toutefois de faire la différence entre un prototype, même fonctionnel, et un produit numérique exploité à grande échelle. Un prototype sert d’abord à donner une forme concrète à une idée, à examiner une interface et à tester un parcours. Le déploiement d’un service réel suppose ensuite de vérifier son comportement, de valider les contenus et de s’assurer qu’il répond aux besoins du projet.
L’IA accélère la production d’une première version, mais elle ne dispense pas de relire le résultat. Comme avec tout assistant génératif, une formulation vague peut conduire à une proposition éloignée de l’objectif. À l’inverse, une demande détaillée, suivie de corrections successives, donne davantage de repères à l’outil.
Pour les développeurs, Figma Make peut constituer un moyen de visualiser rapidement une piste ou de gagner du temps sur une première ébauche. Pour les designers, les chefs de produit, les entrepreneurs et les débutants, il offre un moyen de rendre une idée plus concrète sans attendre de savoir programmer. Dans tous les cas, le regard humain reste essentiel pour décider de ce qui doit être conservé, modifié ou abandonné.
Une fonctionnalité qui s’insère dans l’écosystème Figma
Figma Make n’est pas présenté comme un outil isolé. Il peut être combiné avec Figma Sites, une autre fonctionnalité de la plateforme destinée à prolonger le travail de conception vers des projets web. Cette association ouvre la voie à une chaîne de création plus continue : imaginer une interface, en générer une version fonctionnelle grâce à l’IA, puis la personnaliser dans les outils Figma.
Cette articulation répond à une évolution plus large des outils de création numérique. Les frontières entre maquette, prototype et site se resserrent progressivement. Là où plusieurs logiciels et plusieurs métiers intervenaient parfois à des étapes très distinctes, les plateformes cherchent désormais à rapprocher ces tâches dans un même espace de travail.
Figma reste aussi un environnement de collaboration. Plusieurs personnes peuvent participer à l’élaboration d’un projet, commenter une proposition et contribuer à son évolution. Les possibilités effectives de collaboration avec Figma Make dépendent cependant du type d’abonnement choisi. L’ouverture de l’assistant ne fait donc pas disparaître les différences entre les formules.
À qui Figma Make peut-il être utile ?
Le public le plus évident est celui des personnes qui travaillent déjà dans Figma et veulent aller plus vite du design vers un prototype. Mais l’outil peut aussi intéresser des profils qui n’ont pas de formation technique : responsables de produit, communicants, créateurs de projets, étudiants ou petites équipes souhaitant matérialiser une idée.
Pour ces utilisateurs, le principal changement est la possibilité de commencer par une intention plutôt que par une compétence technique. Ils peuvent exprimer ce qu’ils veulent construire, obtenir une première proposition, puis l’améliorer. Cette approche ne remplace pas la compréhension des utilisateurs visés ou des objectifs du projet, mais elle raccourcit le chemin entre une idée abstraite et un objet que l’on peut montrer.
Quelques bonnes pratiques permettent d’en tirer un meilleur parti :
- Décrire clairement l’objectif du projet et les éléments attendus.
- Considérer la première génération comme une base de travail, non comme une version finale.
- Procéder par ajustements ciblés plutôt que par demandes trop générales.
- Vérifier le résultat avant toute utilisation ou publication.
- Identifier dès le départ si le projet doit rester un brouillon ou être publié, car ce choix conditionne l’abonnement nécessaire.
Le gain de temps annoncé par Figma Make tient précisément à cette capacité à passer d’une idée à un prototype fonctionnel en quelques minutes. La personnalisation conserve toutefois une place déterminante : l’intérêt du dispositif est de laisser l’utilisateur affiner progressivement le rendu, plutôt que de l’enfermer dans une proposition automatique.
Ce qu’il faut surveiller
L’ouverture de Figma Make à tous les utilisateurs marque une étape dans la diffusion des assistants de codage auprès du grand public créatif. La programmation assistée par IA ne s’adresse plus seulement aux personnes qui travaillent dans un éditeur de code : elle trouve aussi sa place directement dans les outils de design et de prototypage.
La question la plus concrète reste celle des conditions d’usage. Au 27 juillet 2025, l’expérimentation est possible dans les brouillons personnels avec les accès View, Collab, Dev et Starter, tandis que la publication exige un Full Seat. Les utilisateurs devront donc vérifier que le niveau d’abonnement correspond bien à l’ambition de leur projet avant d’intégrer Figma Make à leur méthode de travail.
Il faudra également observer la manière dont les équipes utilisent ces prototypes générés par l’IA. Leur valeur ne dépendra pas seulement de la rapidité de création, mais de leur capacité à faciliter la discussion, la personnalisation et la transformation d’une idée en expérience numérique cohérente.
Questions fréquentes
Figma Make est-il vraiment gratuit ?
Figma Make est accessible à tous les utilisateurs de Figma au 27 juillet 2025, mais son accès gratuit est limité. Les titulaires des accès View, Collab, Dev et Starter peuvent l’utiliser dans leurs brouillons personnels. En revanche, ils ne peuvent pas exporter ni publier leurs créations. La publication nécessite un abonnement Full Seat.
Faut-il savoir coder pour utiliser Figma Make ?
Non. Figma Make est conçu pour générer des prototypes et des applications à partir de descriptions écrites ou d’images, sans que l’utilisateur ait à programmer lui-même. Il reste néanmoins utile de relire, tester et ajuster le résultat. L’outil facilite la création, mais les choix de conception et la validation du projet restent humains.
Quelle intelligence artificielle utilise Figma Make ?
Figma Make s’appuie sur Claude 3.7 Sonnet, un modèle d’intelligence artificielle développé par Anthropic. Ce modèle interprète les consignes formulées par l’utilisateur afin de produire une proposition de design, de prototype ou d’application web. L’utilisateur peut ensuite dialoguer avec l’outil pour demander des modifications.
Peut-on exporter ou publier un projet créé avec Figma Make ?
Cela dépend de l’abonnement Figma. Les utilisateurs des niveaux View, Collab, Dev et Starter peuvent tester Figma Make dans leurs brouillons personnels, mais sans exportation. Pour publier les créations réalisées avec l’assistant, il faut disposer d’un abonnement Full Seat. Il est donc important de distinguer l’essai de l’outil et la diffusion d’un projet.
Figma Make fonctionne-t-il avec Figma Sites ?
Oui. Figma Make peut être associé à Figma Sites, ce qui permet d’inscrire la génération assistée par IA dans un parcours de création web plus large. L’intérêt est de pouvoir partir d’une idée ou d’un design, le personnaliser dans Figma, puis prolonger ce travail avec les autres fonctionnalités de la plateforme, selon les droits liés à l’abonnement.
Sources
Références consultées pour la rédaction de cet article. Les adresses sont indiquées à titre informatif et ne sont pas des liens.
- Figma Make, présentation officielle de la fonctionnalitéwww.figma.com/make
- Figma Sites, présentation officiellewww.figma.com/sites
- Anthropic, annonce de Claude 3.7 Sonnetwww.anthropic.com/news/claude-3-7-sonnet



